Andreas Leknessund a remporté la 7e étape de la Vuelta 2026, vendredi 28 août, en solitaire au sommet d'Aramón Valdelinares, en Espagne. Le Norvégien d'Uno-X Mobility, échappé depuis le début de la journée, a attaqué à sept kilomètres de la ligne et devancé son coéquipier Tobias Halland Johannessen de 34 secondes au terme des 149,8 kilomètres partis de vall d'Alba ; le Belge Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike) complète le podium à 47 secondes. Ce doublé norvégien est intervenu quelques heures après l'annonce, par le Palais royal de Norvège, de la mort du roi Harald V à l'âge de 89 ans — une minute de silence avait été observée au départ. Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) conserve le maillot rouge et a même repris du temps à ses rivaux : Enric Mas est 2e à 3'50'' et Primož Roglič 3e à 4'50''. Le même vendredi, en France, Maxime Decomble (Groupama-FDJ United) remportait à 21 ans le Tour Poitou-Charentes, premier classement général de sa carrière professionnelle, tandis que Milan Fretin s'adjugeait la dernière étape à Poitiers. Voici l'essentiel de l'actualité cyclisme du samedi 29 août 2026.
- Vuelta, étape 7 : doublé Uno-X Mobility à Aramón Valdelinares. Andreas Leknessund s'impose seul devant Tobias Halland Johannessen (+ 34'') et Wout van Aert (+ 47''). Première victoire du Norvégien sur un grand tour.
- Hommage : une minute de silence a été observée au départ de l'étape après l'annonce de la mort du roi Harald V de Norvège, à 89 ans, vendredi 28 août.
- Classement général : Tadej Pogačar reste en rouge en 19h32'37''. Enric Mas est 2e à 3'50'', Primož Roglič 3e à 4'50'', Felix Gall 4e à 5'01''. Richard Carapaz recule de la 4e à la 7e place.
- Aujourd'hui : 8e étape entre Puçol et Xeraco, 171 kilomètres, une seule difficulté classée (Puerto de Barx, 3e catégorie) à une trentaine de kilomètres de l'arrivée. Sprint massif attendu.
- Tour Poitou-Charentes : Maxime Decomble (Groupama-FDJ United), 21 ans, remporte le général final devant Rasmus Søjberg Pedersen (+ 33'') et Samuel Leroux (+ 44''). Milan Fretin (Cofidis) gagne la dernière étape à Poitiers.
- Mondiaux de VTT : qualifications de descente disputées vendredi sur la Black Snake de Val di Sole. Rosa Marie Jensen et Jonty Williamson ont signé les meilleurs temps juniors, Lisa Baumann et Max Alran se sont montrés chez les élites. Les quatre finales ont lieu ce samedi 29 août.
- Deux forfaits sur commotion cérébrale en descente : Cassandre Peizerat (juniors) et Gracey Hemstreet (élites). Nous en faisons l'angle santé du jour.
- Demain : 95e Bretagne Classic Ouest-France à Plouay, 228,3 km et 3 663 m de dénivelé, avec le retour de la côte de Ty Marrec ; et les XCO élites des Mondiaux de Val di Sole.
Vuelta 2026, étape 7 : Andreas Leknessund s'impose seul à Aramón Valdelinares
Depuis le Grand Départ de Monaco, dont nous avions détaillé le parcours et les favoris, les baroudeurs n'avaient jamais eu leur journée. Ils l'ont eue vendredi 28 août. Sur les 149,8 kilomètres entre vall d'Alba et la station d'Aramón Valdelinares, dans la province de Teruel, l'échappée du jour est allée au bout — et c'est Andreas Leknessund (Uno-X Mobility) qui l'a emporté, en 3h49'47''.
Le scénario est parti tôt. Wout van Aert (Team Visma | Lease a Bike) et Leknessund ont été les premiers attaquants de la journée ; ils ont été rejoints une cinquantaine de kilomètres plus loin par Eddie Dunbar (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team), Alexey Lutsenko (NSN Cycling Team) et Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility). Ces trois-là s'étaient extraits d'un groupe de contre d'une vingtaine de coureurs où figuraient notamment Léo Bisiaux (Decathlon CMA CGM Team), Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step), Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama-FDJ United), Jakob Omrzel (Bahrain-Victorious), Pello Bilbao, Juan Felipe Rodríguez (EF Education-EasyPost) et Iván Sosa (Equipo Kern Pharma). Ce groupe de contre n'est jamais parvenu à faire la jonction.
Les cinq hommes de tête se sont donc disputé la victoire dans l'ascension finale vers Valdelinares : 9,8 kilomètres à 5,9 % de moyenne, pour une arrivée située à environ 1 963 mètres d'altitude. En supériorité numérique avec deux coureurs sur cinq, Uno-X Mobility a passé l'offensive à Leknessund. Le Norvégien a placé son attaque à sept kilomètres de la ligne et n'a plus été revu. Van Aert est parti à sa poursuite, mais c'est Johannessen, longtemps calé dans sa roue, qui a accéléré sous la flamme rouge pour déposer le Belge et offrir le doublé à sa formation.
À 27 ans, l'ancien champion de Norvège signe le plus beau succès de sa carrière et sa première victoire d'étape sur un grand tour. Uno-X Mobility, elle, compte désormais au moins un succès sur chacun des trois grands tours de la saison 2026.
| Pos. | Coureur | Équipe | Temps / écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Andreas Leknessund | Uno-X Mobility | 3h49'47'' |
| 2 | Tobias Halland Johannessen | Uno-X Mobility | + 34'' |
| 3 | Wout van Aert | Team Visma | Lease a Bike | + 47'' |
| 4 | Jakob Omrzel | Bahrain-Victorious | + 58'' |
| 5 | Juan Felipe Rodríguez | EF Education-EasyPost | + 1'13'' |
| 6 | Iván Ramiro Sosa | Equipo Kern Pharma | + 1'16'' |
| 7 | Alexey Lutsenko | NSN Cycling Team | + 1'44'' |
| 8 | Eddie Dunbar | Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team | + 1'51'' |
| 9 | Léo Bisiaux | Decathlon CMA CGM Team | + 1'53'' |
| 10 | Raúl García Pierna | Movistar Team | + 2'14'' |
| 11 | Valentin Paret-Peintre | Soudal Quick-Step | + 2'43'' |
| 14 | Guillaume Martin-Guyonnet | Groupama-FDJ United | + 2'57'' |
| 19 | Tadej Pogačar | UAE Team Emirates XRG | + 4'23'' |
| 20 | Felix Gall | Decathlon CMA CGM Team | + 4'29'' |
| 21 | Enric Mas | Movistar Team | + 4'39'' |
| 22 | Sepp Kuss | Team Visma | Lease a Bike | + 4'52'' |
| 23 | Primož Roglič | Red Bull-BORA-hansgrohe | + 4'52'' |
| 24 | Oscar Onley | Netcompany INEOS | + 4'52'' |
| 28 | Mattias Skjelmose | Lidl-Trek | + 5'42'' |
| 29 | Cristián Rodríguez | XDS Astana Team | + 5'42'' |
| 30 | Richard Carapaz | EF Education-EasyPost | + 5'45'' |
Une minute de silence au départ : la Vuelta rend hommage au roi Harald V de Norvège
Le doublé norvégien de Valdelinares a pris une résonance particulière. Quelques heures plus tôt, le vendredi 28 août, le Palais royal de Norvège avait annoncé par communiqué la mort du roi Harald V, à l'âge de 89 ans. Une minute de silence a été observée au départ de la 7e étape, avec au premier rang l'ensemble de la formation Uno-X Mobility, ainsi que les deux autres Norvégiens du peloton, Jørgen Nordhagen (Team Visma | Lease a Bike) et Embret Svestad-Bårdseng (Netcompany INEOS).
Harald V était une figure du sport norvégien, régulièrement présent auprès de ses athlètes lors des grands rendez-vous internationaux. Il avait lui-même été un compétiteur : navigateur de haut niveau, il avait notamment remporté le titre aux Championnats d'Europe IMS de course au large en juillet 2005. Quelques heures après l'annonce, deux coureurs norvégiens montaient sur les deux premières marches d'une étape de grand tour, à près de 2 000 mètres d'altitude.
Classement général : Pogačar grappille encore, Carapaz recule de trois places
Tadej Pogačar n'a pas cherché la victoire d'étape, l'échappée ayant compté trop d'avance, mais il n'a rien laissé derrière lui. Sous l'impulsion de la Decathlon CMA CGM Team et de Felix Gall dans le final, le groupe des favoris s'est disloqué dans les derniers hectomètres, et le maillot rouge a repris quelques secondes à la quasi-totalité de ses rivaux. Journée nettement plus difficile en revanche pour Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) et Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), qui perdent chacun plus d'une minute et un rang précieux.
| Pos. | Coureur | Équipe | Temps / écart | Évolution depuis l'étape 6 |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Tadej Pogačar | UAE Team Emirates XRG | 19h32'37'' | = (1er) |
| 2 | Enric Mas | Movistar Team | + 3'50'' | = (2e), + 16'' |
| 3 | Primož Roglič | Red Bull-BORA-hansgrohe | + 4'50'' | = (3e), + 29'' |
| 4 | Felix Gall | Decathlon CMA CGM Team | + 5'01'' | 5e → 4e, + 6'' |
| 5 | Sepp Kuss | Team Visma | Lease a Bike | + 6'05'' | 6e → 5e |
| 6 | Oscar Onley | Netcompany INEOS | + 6'06'' | 7e → 6e, + 29'' |
| 7 | Richard Carapaz | EF Education-EasyPost | + 6'12'' | 4e → 7e, + 1'22'' |
| 8 | Mattias Skjelmose | Lidl-Trek | + 7'17'' | 9e → 8e, + 1'19'' |
| 9 | Harold Tejada | XDS Astana Team | + 7'46'' | 10e → 9e |
| 10 | Gregor Mühlberger | Decathlon CMA CGM Team | + 9'29'' | 12e → 10e |
| 11 | Jakob Omrzel | Bahrain-Victorious | + 9'54'' | 15e → 11e |
| 12 | Clément Berthet | Groupama-FDJ United | + 11'21'' | 13e → 12e |
| 13 | Guillaume Martin-Guyonnet | Groupama-FDJ United | + 12'01'' | 16e → 13e |
| 14 | Léo Bisiaux | Decathlon CMA CGM Team | + 12'13'' | 18e → 14e |
| 15 | Jarno Widar | Lotto Intermarché | + 12'49'' | 11e → 15e |
| 18 | Ramses Debruyne | Alpecin-Premier Tech | + 15'24'' | 8e → 18e |
Monter une ascension irrégulière : pourquoi votre puissance moyenne vous ment
Aramón Valdelinares, c'est 9,8 kilomètres à 5,9 % — sur le papier, une montée modeste, le genre de chiffre qu'on lit sans frémir. Sur le terrain, l'ascension est décrite comme irrégulière : des passages raides, des replats, des faux plats montants qui cassent le rythme. C'est exactement le profil que la plupart des cyclistes amateurs gèrent le plus mal, et c'est aussi celui qu'on trouve dans 80 % des cols de moyenne montagne français. Voici pourquoi, et comment faire.
La pente moyenne est une fiction statistique. Un col annoncé à 5,9 % peut être un enchaînement de kilomètres à 2 % et de rampes à 10 %. Vous ne roulerez jamais à 5,9 %. Ce chiffre ne sert qu'à comparer deux ascensions entre elles ; il ne dit rien de ce que vos jambes vont subir. Avant une montée que vous ne connaissez pas, cherchez le profil kilomètre par kilomètre, pas la moyenne. Nos fiches techniques de cols — le Tourmalet par La Mongie, le Galibier par le Lautaret — donnent ce découpage.
Sur une pente irrégulière, c'est la puissance qu'il faut tenir, pas la vitesse. C'est le point le plus contre-intuitif. Le réflexe naturel est de vouloir garder la même allure : on force dans les raidillons pour ne pas « perdre de la vitesse », on relâche dans les replats parce que ça va tout seul. C'est précisément l'inverse de ce qu'il faut faire. Chaque seconde passée nettement au-dessus de votre seuil consomme une réserve anaérobie qui, elle, ne se reconstitue presque pas en montée. Trois rampes gérées dans le rouge, et le quatrième kilomètre devient un calvaire pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la pente.
Le chiffre qui trahit une mauvaise gestion : l'indice de variabilité. Si vous roulez avec un capteur, votre logiciel calcule une puissance normalisée en plus de la puissance moyenne. Le rapport des deux — puissance normalisée divisée par puissance moyenne — s'appelle l'indice de variabilité. Sur une ascension bien gérée, même irrégulière, il reste autour de 1,00 à 1,05. Au-delà de 1,10, le message est sans ambiguïté : vous avez payé des accélérations dont vous n'aviez pas besoin. C'est l'un des rares indicateurs qui se lit après coup en trois secondes et qui dit quelque chose de concret. Si vous débutez avec ces notions, notre guide sur le capteur de puissance, les watts et les zones et celui sur le seuil fonctionnel (FTP) posent les bases.
Anticipez le changement de pente cinquante mètres avant, avec la main droite et pas avec les jambes. La faute classique consiste à rétrograder quand la cadence est déjà tombée à 55 tours par minute et que le vélo est planté. Il est alors trop tard : le passage de vitesse se fait sous forte tension, la chaîne saute ou craque, et il faut relancer à l'arrêt. Regardez la route, pas votre roue avant : dès que vous voyez la pente se cabrer, changez de pignon avant d'en avoir besoin, en gardant la cadence dans une fourchette de 75 à 85 tours par minute. Notre article sur la cadence de pédalage détaille pourquoi cette fourchette est un bon compromis pour la plupart des cyclistes.
Les replats sont des pièges, pas des cadeaux. Après une rampe à 9 %, un kilomètre à 2 % donne une sensation de délivrance ; c'est là que la plupart des cyclistes relâchent complètement la pression et perdent le plus de temps. La bonne consigne est de monter un ou deux pignons plus durs et de maintenir l'effort — pas de l'augmenter, simplement de ne pas le laisser s'effondrer. Vous récupérerez mieux en tenant 75 % de votre seuil sur un replat qu'en descendant à 40 % puis en repartant à 110 % dans la rampe suivante.
Le braquet règle la moitié du problème. Sur une ascension irrégulière de 5 à 10 %, un développement minimal de 34×30 est un plancher raisonnable ; passez en 34×34 si vous pesez plus de 75 kilos ou si vous développez moins de 3 watts par kilo au seuil. Un braquet trop long transforme chaque rampe en effort de force, c'est-à-dire en effort anaérobie — exactement ce que la stratégie ci-dessus cherche à éviter. Il n'y a aucune fierté à monter en 34×25.
| Type de section | Réflexe naturel (à éviter) | Ce qu'il faut faire | Repère chiffré |
|---|---|---|---|
| Rampe raide (8-12 %) | Forcer pour garder la vitesse | Rétrograder, laisser la vitesse chuter, tenir la puissance | Ne pas dépasser 110 % du seuil plus de 20 à 30 s |
| Replat / faux plat (1-3 %) | Se relâcher complètement | Monter un ou deux pignons, maintenir la pression | Rester autour de 70-80 % du seuil |
| Pente régulière (5-7 %) | Suivre la roue de devant | S'installer à son propre rythme dès le pied | 85-95 % du seuil selon la longueur |
| Dernier kilomètre | Attaquer trop tôt | Ne relancer qu'une fois la pente vue jusqu'au bout | Leknessund a attaqué à 7 km d'une montée de 9,8 km |
La séance pour travailler ça. Trouvez une côte irrégulière de 10 à 15 minutes près de chez vous, et faites-en trois répétitions avec dix minutes de récupération entre chaque. La consigne n'est pas un chronomètre, c'est une contrainte : ne jamais dépasser 110 % de la puissance cible plus de vingt secondes, y compris dans les raidillons. Vous constaterez que la troisième montée est plus rapide que la première alors que vous aurez l'impression de moins forcer. Une fois par semaine suffit largement, et jamais la veille d'une sortie longue — nos repères sur la récupération active et sur l'entraînement polarisé expliquent pourquoi. Pour une préparation structurée sur plusieurs semaines, notre guide pour progresser en tant que grimpeur reprend ces principes sur un cycle complet.
Vuelta, étape 8 aujourd'hui : Puçol → Xeraco, la journée des sprinteurs
Ce samedi 29 août, la Vuelta redescend au niveau de la mer. La 8e étape relie Puçol, au nord de Valence, à Xeraco, au sud de la ville, sur 171 kilomètres classés « plats » par l'organisation. Une seule difficulté est répertoriée : le Puerto de Barx, 3e catégorie, 4,7 kilomètres à 5,6 %, dont le sommet est situé à un peu moins de trente kilomètres de l'arrivée. Suit une descente, puis dix-sept kilomètres de plat et une ligne droite finale d'un peu plus de mille mètres. Le départ fictif est annoncé à 13h42 et l'arrivée est attendue autour de 17h20 selon l'horaire le plus rapide.
| Repère | Valeur |
|---|---|
| Parcours | Puçol → Xeraco (Communauté valencienne) |
| Distance | 171 km |
| Type | Étape plate |
| Seule difficulté classée | Puerto de Barx (3e cat.), 4,7 km à 5,6 %, sommet à environ 30 km de l'arrivée |
| Final | Descente puis 17 km de plat ; ligne droite d'arrivée d'un peu plus de 1 000 m |
| Horaires | Départ fictif 13h42 ; arrivée estimée vers 17h20 (horaire le plus rapide) |
Tour Poitou-Charentes : Maxime Decomble s'impose à 21 ans, Milan Fretin gagne à Poitiers
La question posée hier dans notre édition du 28 août a trouvé sa réponse : oui, Maxime Decomble a tenu. Le coureur de Groupama-FDJ United, 21 ans, avait pris le maillot de leader jeudi dans le contre-la-montre de Vouillé ; il l'a défendu vendredi 28 août sur les 185,5 kilomètres de la dernière étape entre Saint-Symphorien et Poitiers, malgré quelques tentatives pour le déstabiliser. Sept coureurs ont animé la journée à l'avant avant d'être repris dans les derniers kilomètres.
L'arrivée s'est jouée au sprint et a de nouveau souri à Milan Fretin (Cofidis), déjà vainqueur en début de semaine, qui a réglé l'Espagnol Hodei Muñoz (Euskaltel-Euskadi) et son coéquipier Ion Izagirre en 3h56'06''. Pour Decomble, c'est le premier classement général de sa carrière professionnelle.
| Pos. | Coureur | Équipe | Temps / écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Maxime Decomble | Groupama-FDJ United | 13h41'22'' |
| 2 | Rasmus Søjberg Pedersen | Decathlon CMA CGM Team | + 33'' |
| 3 | Samuel Leroux | TotalEnergies | + 44'' |
| 4 | Axel Van der Tuuk | Euskaltel-Euskadi | + 50'' |
| 5 | Leo Hayter | Modern Adventure Pro Cycling | + 53'' |
| 6 | Wessel Mouris | Unibet Rose Rockets | + 56'' |
| 7 | Ion Izagirre | Cofidis | + 56'' |
| 8 | Daniel Årnes | Unibet Rose Rockets | + 58'' |
| 9 | Niklas Larsen | Van Rysel Roubaix | + 1'12'' |
| 10 | Stefan de Bod | Modern Adventure Pro Cycling | + 1'12'' |
| 12 | Rémi Cavagna | Groupama-FDJ United | + 1'16'' |
| 30 | Milan Fretin | Cofidis | + 2'56'' |
Mondiaux de VTT : la Black Snake a rendu son premier verdict, quatre titres de descente ce samedi
À Val di Sole, dans le Trentin, la journée de vendredi 28 août était consacrée aux entraînements et aux qualifications de descente sur la Black Snake, l'une des pistes les plus redoutées du calendrier. Neuf maillots arc-en-ciel avaient déjà été attribués depuis mercredi, dont deux pour la France : Jérôme Gilloux en E-MTB et Adrien Boichis en short track élites, dont nous racontions le sacre hier.
Particularité du règlement de ces Mondiaux, qui change la lecture des chronos : les qualifications ne servent qu'à un large écrémage — 40 filles et 80 garçons chez les élites — et ne déterminent pas l'ordre des départs en finale. Autrement dit, un temps de qualification n'a aucune valeur de pronostic officielle : seule la manche unique de samedi compte. C'est une différence de format essentielle par rapport à une manche de Coupe du monde.
| Catégorie | Meilleur temps des qualifications | Suivants | Françaises et Français |
|---|---|---|---|
| Juniors femmes | Rosa Marie Jensen — 4'05''581 | Tilly Boadle + 3''237 ; Indy Deavoll + 11''307 | Ava Chaumet-Lagrange 4e ; cinq Françaises sur sept qualifiées |
| Juniors hommes | Jonty Williamson — 3'39''541 | Malik Boatwright + 0''947 ; Noé Forlin + 2''713 | Noé Forlin (voir légende), Sacha Brizin 7e à environ 5'', Léo Godin 35e |
| Élites femmes | Lisa Baumann (près de 3 s d'avance) | Harriet Harnden et Vali Höll en embuscade | Lisa Bouladou 7e, Marine Cabirou 8e, Laïs Bonnaure 18e, Vicky Clavel 29e |
| Élites hommes | Écarts très serrés en tête | Jackson Goldstone dans le top 5 malgré une chute à l'entraînement | Max Alran 5e, Till Alran 16e, Antoine Pierron 17e, Amaury Pierron 20e, Loris Vergier 33e ; Benoît Coulanges et Nathan Pontvianne qualifiés |
Les quatre finales ont lieu ce samedi 29 août : juniors femmes à 9h15, juniors hommes à 10h00, élites femmes à 13h20 et élites hommes à 14h00. Une seule manche, aucune seconde chance.
Commotion cérébrale à vélo : la reconnaître, réagir, et savoir quand reprendre
Deux forfaits en descente ce vendredi ont la même cause. Cassandre Peizerat, l'une des meilleures chances françaises chez les juniors, n'a pas pris le départ des qualifications : commotion cérébrale contractée sur une chute à l'entraînement. Chez les élites, la Canadienne Gracey Hemstreet a déclaré forfait quelques minutes avant son départ, n'étant pas remise d'une commotion contractée aux Gets. Deux athlètes de haut niveau, entourées d'équipes médicales, écartées d'un championnat du monde par une blessure invisible. Le sujet mérite qu'on s'y arrête, parce que le cycliste amateur, lui, prend seul la décision de remonter ou non sur son vélo.
Ce que dit le protocole de l'UCI. Publié en décembre 2020 sous la conduite du professeur Xavier Bigard, alors directeur médical de l'UCI, et entré en application en 2021, il s'applique à toutes les disciplines du cyclisme. Il liste des signes qui entraînent l'arrêt immédiat du coureur : perte de connaissance, perte d'équilibre, vomissements, agitation, fort mal de tête, troubles de la vision, fourmillements dans les bras ou les jambes, immobilité prolongée sur la route, troubles de la parole ou de la déglutition. En l'absence de ces signes, un questionnaire d'orientation dit « de Maddocks » (quel jour sommes-nous, dans quelle course, quelle était ta dernière course) peut être posé sur place, puis un examen complet est réalisé après la course et renouvelé le lendemain matin. Pour le retour à la compétition, le protocole prévoit 24 à 48 heures de repos, puis une reprise progressive, et un délai d'au moins sept jours après la disparition complète des symptômes — quatorze jours chez les juniors.
Ce que ça change pour un cycliste amateur. Le protocole est écrit pour des professionnels encadrés, mais ses principes se transposent presque tels quels. Cinq points comptent vraiment.
1. Il n'est pas nécessaire d'avoir perdu connaissance pour avoir une commotion. C'est l'idée fausse la plus répandue et la plus dangereuse. La majorité des commotions cérébrales se produisent sans perte de connaissance. Un choc à la tête suivi d'un mal de tête, d'une sensation de brouillard, d'une nausée, d'une gêne à la lumière ou d'une difficulté à se souvenir des minutes qui ont précédé la chute doit être traité comme une commotion jusqu'à preuve du contraire.
2. En cas de doute, on descend du vélo et on ne remonte pas. Pas « on finit la sortie tranquillement », pas « on rentre doucement ». Rouler avec des réflexes et un jugement altérés, sur route ouverte ou sur un sentier, expose à une seconde chute — et un second choc sur un cerveau non guéri est précisément le scénario que tous les protocoles cherchent à éviter. Idéalement, on ne rentre pas seul et on ne conduit pas.
3. On consulte un médecin le jour même. Et on appelle immédiatement le 15 ou le 112 devant l'un de ces signes d'alerte : mal de tête qui s'aggrave, vomissements répétés, convulsions, confusion qui augmente, somnolence dont on n'arrive pas à sortir la personne, pupilles de taille inégale, faiblesse ou engourdissement d'un membre, difficulté à parler. Ces signes-là ne relèvent pas de l'attente.
4. Un casque qui a pris un choc se remplace. Un casque de vélo est conçu pour absorber un impact en se déformant, une seule fois. Après une chute avec choc à la tête, même si la coque paraît intacte, la mousse a travaillé et sa capacité d'absorption est diminuée ou nulle. Le remplacement n'est pas une précaution excessive, c'est le mode d'emploi. Notre comparatif des technologies de protection MIPS, WaveCel et Koroyd détaille ce que ces systèmes font — et ce qu'ils ne font pas.
5. La reprise est progressive et guidée par les symptômes, pas par le calendrier. Après 24 à 48 heures de repos relatif, on reprend une activité légère à condition qu'elle ne réveille aucun symptôme — ni pendant, ni dans les heures qui suivent. Si un palier ramène le mal de tête ou la fatigue cognitive, on redescend d'un cran. Le retour à une pratique intense, et a fortiori à la compétition, ne s'envisage qu'après la disparition complète et durable des symptômes, avec un avis médical. Le repère professionnel des sept jours après symptômes — quatorze chez les moins de dix-huit ans — donne un ordre de grandeur utile, mais la décision appartient au médecin qui vous suit.
| Situation | Conduite à tenir |
|---|---|
| Choc à la tête sans aucun symptôme | Arrêt de la sortie, surveillance par un proche pendant 24 à 48 h, avis médical si un signe apparaît |
| Mal de tête, nausée, brouillard, photophobie, trou de mémoire | Arrêt immédiat et définitif de la sortie, ne pas conduire, consultation médicale le jour même |
| Perte de connaissance, vomissements répétés, confusion croissante, convulsions, faiblesse d'un membre, troubles de la parole | Appel du 15 ou du 112 sans délai |
| Reprise du vélo | Progressive, sous le seuil de réapparition des symptômes ; pas de retour à l'intensité avant disparition complète et avis médical |
| Casque ayant encaissé le choc | Remplacement systématique, même sans dommage visible |
Un mot enfin sur la prévention la plus banale : rouler en état de fraîcheur. Les fautes de pilotage et les chutes se concentrent en fin de sortie, quand la vigilance baisse. Nos repères sur la sécurité à l'entraînement sur route ouverte, sur le ravitaillement pendant l'effort et sur le pilotage en descente valent aussi comme mesures de prévention des traumatismes crâniens.
Demain : la 95e Bretagne Classic Ouest-France à Plouay, avec le retour de Ty Marrec
Le dimanche 30 août, le peloton WorldTour retrouve le Morbihan pour la 95e édition de la Bretagne Classic Ouest-France, à Plouay — vingtième année consécutive de l'épreuve au calendrier de l'élite mondiale. Le tracé fait 228,3 kilomètres pour 3 663 mètres de dénivelé, soit moins que l'an dernier, mais avec un final nettement plus dur : le circuit final passe d'environ 11,7 à un peu plus de 16 kilomètres, et la côte de Ty Marrec fait son retour après six ans d'absence. L'enchaînement Lezot–Ty Marrec sera parcouru trois fois, et Ty Marrec sera l'ultime difficulté du parcours, au kilomètre 223,1. La course est diffusée sur France 3 et Eurosport à partir de 15h00. Six ProTeams ont été invitées aux côtés des dix-huit WorldTeams.
| Km | Difficulté | Longueur | Pente moyenne |
|---|---|---|---|
| 50,2 | Côte de Bon Repos | 1,4 km | 8,3 % |
| 146,0 | Côte de Lezot | 0,7 km | 5,6 % |
| 166,1 | Côte de Marta | 1,6 km | 5,6 % |
| 174,9 | Côte de Ty Marrec | 1,4 km | 5,3 % |
| 181,9 | Côte de Lezot | 1,2 km | 4,7 % |
| 191,0 | Côte de Ty Marrec | 1,3 km | 5,1 % |
| 198,0 | Côte de Lezot | 1,2 km | 4,6 % |
| 207,0 | Côte de Ty Marrec | 1,3 km | 5,2 % |
| 214,0 | Côte de Lezot | 1,2 km | 4,6 % |
| 223,1 | Côte de Ty Marrec | 1,3 km | 5,1 % |
| 228,3 | Arrivée à Plouay | — | — |
Le tenant du titre est Arnaud De Lie, dont la participation restait à confirmer sur la liste des engagés au moment d'écrire ces lignes, sa convalescence ayant été évoquée à la mi-août. Le favori désigné par les previews est Paul Magnier, vainqueur de la Cyclassics de Hambourg, seul sprinteur à avoir encaissé les répétitions du Waseberg et quatrième à Plouay l'an dernier. Derrière lui, Michael Matthews, Louis Barré, Benoît Cosnefroy et Romain Grégoire, qui doit relancer sa saison après un Tour de France décevant, sont les principaux prétendants. Jasper Philipsen, Paul Lapeira, Noa Isidore, Laurence Pithie, Mathias Vacek, Nathanael Tesfatsion et Jan Christen complètent le deuxième cercle.
En 2025, la course s'était conclue par un sprint. La question de cette 95e édition tient en une côte : Ty Marrec, gravie cinq kilomètres avant la ligne, suffira-t-elle à écrémer le peloton ?
Et dimanche aussi : les XCO élites clôturent les Mondiaux de Val di Sole
Les Championnats du monde de VTT s'achèvent le dimanche 30 août avec les quatre courses de cross-country olympique : femmes U23 à 9h00, hommes U23 à 11h00, femmes élites à 13h30 et hommes élites à 15h30 selon le programme publié par Cyclism'Actu. Nous maintenons la réserve signalée hier : d'autres sources annonçaient 13h00 et 15h15 pour les deux courses élites. Adrien Boichis, sacré en short track jeudi, sera l'un des hommes à suivre face à Mathieu van der Poel et Tom Pidcock ; chez les femmes, Puck Pieterse et Laura Stigger, championne du monde de short track, seront attendues.
Questions fréquentes
Qui a gagné la 7e étape de la Vuelta 2026 ?
Le Norvégien Andreas Leknessund (Uno-X Mobility) a remporté la 7e étape de la Vuelta 2026, le vendredi 28 août, entre vall d'Alba et Aramón Valdelinares (149,8 km), en 3h49'47''. Échappé depuis le début de la journée, il a attaqué à sept kilomètres de la ligne dans l'ascension finale et s'est imposé seul, avec 34 secondes d'avance sur son coéquipier Tobias Halland Johannessen et 47 secondes sur Wout van Aert. C'est sa première victoire d'étape sur un grand tour.
Tadej Pogačar a-t-il gardé le maillot rouge, et avec quelle avance ?
Oui. Tadej Pogačar (UAE Team Emirates XRG) reste leader du classement général en 19h32'37'' après sept étapes. Il a même repris du temps à ses rivaux dans le final de Valdelinares : Enric Mas (Movistar Team) est 2e à 3'50'' (contre 3'34'' la veille) et Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) 3e à 4'50'' (contre 4'21''). Felix Gall est 4e à 5'01''. Richard Carapaz, 4e la veille, a perdu 1'22'' et recule à la 7e place à 6'12''.
Pourquoi une minute de silence a-t-elle été observée au départ de la 7e étape ?
Le Palais royal de Norvège a annoncé, par communiqué, la mort du roi Harald V de Norvège à l'âge de 89 ans, le vendredi 28 août 2026. Une minute de silence a été observée au départ de l'étape, avec au premier rang l'ensemble de la formation Uno-X Mobility ainsi que les coureurs norvégiens Jørgen Nordhagen (Team Visma | Lease a Bike) et Embret Svestad-Bårdseng (Netcompany INEOS). Quelques heures plus tard, deux Norvégiens signaient un doublé à Aramón Valdelinares.
Qui a remporté le Tour Poitou-Charentes 2026 ?
Maxime Decomble (Groupama-FDJ United), 21 ans, a remporté le classement général final du Tour Poitou-Charentes en Nouvelle-Aquitaine 2026, achevé le vendredi 28 août, en 13h41'22''. Il devance Rasmus Søjberg Pedersen (Decathlon CMA CGM Team) de 33 secondes et Samuel Leroux (TotalEnergies) de 44 secondes. Il avait pris le maillot de leader la veille dans le contre-la-montre de Vouillé. La dernière étape, entre Saint-Symphorien et Poitiers (185,5 km), est revenue au sprinteur belge Milan Fretin (Cofidis). C'est le premier classement général professionnel de la carrière de Decomble.
Quand ont lieu les finales de descente et les XCO élites des Mondiaux de VTT 2026 ?
Les quatre finales de descente se disputent le samedi 29 août à Val di Sole, sur la Black Snake : juniors femmes à 9h15, juniors hommes à 10h00, élites femmes à 13h20, élites hommes à 14h00, en une seule manche. Les cross-country olympiques closent les Championnats du monde le dimanche 30 août : femmes U23 à 9h00, hommes U23 à 11h00, femmes élites à 13h30 et hommes élites à 15h30 selon le programme de Cyclism'Actu — d'autres sources annonçant 13h00 et 15h15 pour les deux courses élites.
Que faire en cas de suspicion de commotion cérébrale après une chute à vélo ?
On descend du vélo et on ne remonte pas, même pour rentrer : un choc à la tête suivi d'un mal de tête, d'une sensation de brouillard, d'une nausée, d'une gêne à la lumière ou d'un trou de mémoire doit être traité comme une commotion, y compris sans perte de connaissance. Il faut consulter un médecin le jour même, éviter de conduire et de rentrer seul, et appeler le 15 ou le 112 devant un mal de tête qui s'aggrave, des vomissements répétés, une confusion croissante, des convulsions, une somnolence anormale, des pupilles inégales ou une faiblesse d'un membre. Le casque ayant encaissé le choc doit être remplacé. La reprise est progressive et guidée par l'absence de symptômes ; le protocole de l'UCI prévoit chez les professionnels un délai d'au moins sept jours après la disparition des symptômes, quatorze chez les juniors. Ces repères ne remplacent pas un avis médical.
Sources consultées le 29 août 2026 : Cyclism'Actu (7e étape de la Vuelta, résumé et classements), Cyclism'Actu (hommage au roi Harald V), TotalVelo (classement complet de la 7e étape), TotalVelo (classement général après la 7e étape), Velo 101 (victoire de Leknessund), Velo-Club (Leknessund à Valdelinares), La Télé (doublé norvégien en hommage à Harald V), Velofute (8e étape : parcours et favoris à Xeraco), TotalVelo (détails de la 8e étape), lavuelta.es (fiche de la 7e étape), TotalVelo (général final du Tour Poitou-Charentes), Dicodusport (4e étape du TPC remportée par Milan Fretin), FullAttack (qualifications de descente juniors), FullAttack (qualifications de descente élites), Guide-Ski (programme et chronos des Mondiaux de VTT), Cyclism'Actu (programme des Mondiaux de VTT), Velofute (Bretagne Classic 2026 : parcours, engagés et favoris), DirectVelo (équipes engagées à la Bretagne Classic), DirectVelo (protocole commotion cérébrale de l'UCI), Eurosport (adoption du protocole commotions de l'UCI), Docdusport (recommandations commotion cérébrale en cyclisme).