Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) a remporté dimanche 13 septembre la 21e et dernière étape de la Vuelta 2026, 112 kilomètres autour de Grenade, en 2h54'08'', au sprint devant Alessandro Romele (XDS Astana) et Ramses Debruyne (Alpecin-Premier Tech) : c'est sa première victoire sur un grand tour, et la première depuis plus de trois ans pour le Norvégien. Derrière, Enric Mas (Movistar) a remporté le Tour d'Espagne, son premier grand tour à 31 ans, en 73h52'55'', avec 2'15'' d'avance sur Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) et 2'44'' sur Felix Gall (Decathlon CMA CGM). Il est le premier Espagnol à gagner la Vuelta depuis Alberto Contador en 2014, après trois deuxièmes places sur son grand tour national. La dernière étape s'est courue dans un format inédit : à la demande des équipes, qui jugeaient dangereux le circuit urbain et sa montée pavée vers l'Alhambra, l'organisation et les commissaires de l'UCI ont gelé les temps du classement général à 9,8 kilomètres de l'arrivée, c'est-à-dire à l'entrée du dernier tour — la victoire d'étape, elle, restait à disputer. Wout van Aert repart avec le maillot vert, Santiago Buitrago avec le maillot à pois et Oscar Onley avec le maillot blanc ; Clément Berthet (Groupama-FDJ United), 8e, est le premier Français. Le même dimanche, au Canada, Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) a gagné le Grand Prix de Montréal en réglant Paul Seixas au sprint, une semaine avant les championnats du monde disputés sur le même circuit du Mont-Royal. Bilan complet de trois semaines de course, classements finals, et un guide pratique pour la saison qui s'ouvre : la musculation du cycliste, par où commencer.
- Étape 21 (dimanche 13 septembre), Carrefour Granada → Grenade, 112 km : Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) 2h54'08'', Alessandro Romele (XDS Astana) et Ramses Debruyne (Alpecin-Premier Tech) même temps, Matthew Brennan 4e, Bastien Tronchon 5e.
- Classement général final : Enric Mas (Movistar) 73h52'55'', Primož Roglič +2'15'', Felix Gall +2'44'', Richard Carapaz +6'54'', Sepp Kuss +8'45'', Oscar Onley +9'28'', Jakob Omrzel +10'38'', Clément Berthet +11'41'', Cristián Rodríguez +11'59'', Harold Tejada +12'51''.
- Les quatre maillots : rouge Enric Mas, vert Wout van Aert (326 points), pois Santiago Buitrago (78 points), blanc Oscar Onley (6e du général).
- Sécurité : temps du général gelés à 9,8 km de l'arrivée, à l'entrée du dernier tour, décision prise le matin même par l'organisation en accord avec les commissaires de l'UCI, après la demande d'une majorité d'équipes.
- Trois semaines en chiffres : 184 partants à Monaco le 22 août, 142 arrivants à Grenade, 20 étapes disputées sur 21 (la 3e, vers Font-Romeu, a été annulée à cause d'un orage de grêle), 13 vainqueurs d'étape différents, 7 victoires pour Visma-Lease a Bike.
- Grand Prix de Montréal (dimanche 13 septembre, 214,4 km) : Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) 5h13'16'', Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) même temps, Brandon McNulty +27'', Quinn Simmons +30'', Remco Evenepoel +35''.
- La suite : championnats du monde sur route à Montréal du 20 au 27 septembre, sur le même circuit du Mont-Royal ; la course en ligne élite hommes est programmée le dimanche 27 septembre.
- Côté pratique : la musculation du cycliste — ce que la science mesure vraiment, quel protocole, quand commencer, et les erreurs qui font abandonner en février.
Grenade : Tobias Halland Johannessen gagne la dernière étape au sprint
Il restait une victoire à prendre, et elle est revenue à celui qui avait le plus animé les trois semaines sans jamais lever les bras. Sur les 112 kilomètres autour de Grenade, dont quatre passages par la montée pavée du Generalife qui mène vers l'Alhambra, Tobias Halland Johannessen a suivi les bons coups, s'est retrouvé dans le groupe de tête dans le dernier tour et a réglé Alessandro Romele au sprint, en 2h54'08''. Ramses Debruyne complète le podium du jour, Matthew Brennan prend la quatrième place et le Français Bastien Tronchon la cinquième.
Le Norvégien d'Uno-X Mobility ne visait pas la victoire pour lui. « Nous voulions faire de cette dernière journée quelque chose de très spécial pour Magnus Cort, mais dans le dernier tour, je me suis retrouvé dans le groupe de tête », explique-t-il dans sa réaction officielle. « J'ai essayé de ne pas rouler en tête au cas où Cort reviendrait, mais j'ai fini par voir que nous avions creusé l'écart. J'étais tellement concentré, car cela faisait longtemps que je courais après cette victoire. Ma dernière victoire remontait à plus de trois ans. » Il raconte aussi avoir appliqué à la lettre le plan prévu pour son leader : « il s'agissait de l'emmener en première position à l'entrée du dernier virage. Je me suis souvenu de ce qui avait été dit lors du briefing ; je me suis dit que je ne ferais rien avant d'essayer d'aborder le dernier virage en tête, pour ensuite tout donner jusqu'au bout. »
C'est la deuxième victoire d'étape d'Uno-X Mobility sur cette Vuelta, après le succès en solitaire d'Andreas Leknessund à Aramón Valdelinares lors de la 7e étape. Johannessen, lui, avait déjà terminé deuxième au Collado del Alguacil la veille, à 47 secondes de Mikel Landa — il repart de Grenade avec une victoire d'étape, la neuvième place du classement par points et la cinquième du classement de la montagne.
| Rang | Coureur | Équipe | Temps / écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Tobias Halland Johannessen (NOR) | Uno-X Mobility | 2h54'08'' |
| 2 | Alessandro Romele (ITA) | XDS Astana Team | m.t. |
| 3 | Ramses Debruyne (BEL) | Alpecin-Premier Tech | m.t. |
| 4 | Matthew Brennan (GBR) | Visma-Lease a Bike | m.t. |
| 5 | Bastien Tronchon (FRA) | Groupama-FDJ United | m.t. |
| 6 | Pello Bilbao (ESP) | Bahrain Victorious | m.t. |
| 7 | Finn Fisher-Black (NZL) | Red Bull-BORA-hansgrohe | m.t. |
| 8 | Axel Laurance (FRA) | Netcompany Ineos | m.t. |
| 9 | Pau Martí (ESP) | NSN Cycling Team | m.t. |
| 10 | Marco Brenner (ALL) | Tudor Pro Cycling Team | m.t. |
Pourquoi les temps du général ont été gelés à 9,8 kilomètres de l'arrivée
La dernière étape d'un grand tour est d'ordinaire une formalité : parade, coupe de champagne, sprint massif sur une avenue large. Grenade, qui accueillait pour la première fois l'arrivée finale de la Vuelta, avait choisi l'inverse — un circuit urbain de 9,8 kilomètres à parcourir quatre fois, avec une montée d'environ deux kilomètres à 7 % vers le Generalife, en partie pavée, et un dernier sommet à moins de huit kilomètres de la ligne. De quoi offrir une vraie bagarre pour la victoire, mais aussi de quoi faire perdre un Tour d'Espagne sur une chute ou une crevaison le dernier jour.
Dès le samedi soir, le journaliste espagnol Dani Miranda, du quotidien AS, rapportait qu'une majorité d'équipes — sans unanimité — demandait la neutralisation de l'étape, en invoquant la « dangerosité du circuit », et que La Vuelta et l'UCI y étaient alors opposées, rapporte CyclingUpToDate. Le compromis évoqué était déjà celui qui a été retenu : laisser la course se dérouler normalement, mais neutraliser les temps du classement général sur le dernier tour. Escape Collective notait le même soir que l'organisation avait d'abord confirmé le maintien du programme initial, en laissant la porte ouverte à une évolution le dimanche.
La décision est tombée le dimanche matin : les temps du général ont été figés à l'entrée du dernier tour, à 9,8 kilomètres de l'arrivée, par l'organisation en accord avec les commissaires de l'UCI, comme le retient l'encyclopédie de l'épreuve. Concrètement, tous les coureurs arrivés groupés à ce point ont été crédités du même temps au général, pendant que la victoire d'étape se jouait normalement sur le dernier tour. Ce n'est pas un précédent isolé : le Tour de France a procédé de la même manière sur le circuit de Montmartre, et le Giro 2026 sur son final milanais.
Le débat n'est pas clos pour autant. D'un côté, un dernier jour spectaculaire, disputé, qui a produit une vraie course et une victoire méritée. De l'autre, un principe simple : un classement général se joue sur trois semaines, pas sur un virage pavé mouillé à 300 mètres de la ligne. La réponse trouvée à Grenade — course ouverte, général figé — a le mérite de préserver les deux, même si elle prive le final d'une partie de sa tension.
Enric Mas remporte la Vuelta 2026, premier grand tour à 31 ans
Il aura fallu attendre. Deuxième de la Vuelta en 2018 derrière Simon Yates, puis à nouveau sur le podium à plusieurs reprises, longtemps catalogué comme l'éternel accessit du cyclisme espagnol, Enric Mas gagne enfin. À 31 ans, le Majorquin de Movistar remporte son premier grand tour en 73h52'55'', devant Primož Roglič (2'15'') et Felix Gall (2'44''). Il est le premier Espagnol à inscrire son nom au palmarès de la Vuelta depuis Alberto Contador en 2014.
« C'est tout simplement spécial. C'est une journée mémorable, une Vuelta à part, et tout a été merveilleux », a-t-il déclaré à l'arrivée dans sa réaction officielle. « Il y a toujours une certaine tension quant à ce qui pourrait arriver, mais vous avez vu que tout s'est bien passé ; nous sommes donc ravis et nous avons savouré chaque kilomètre aujourd'hui. L'attente a été longue et le chemin pour arriver jusqu'ici a aussi été long. Mais pour être honnête, La Vuelta a toujours quelque chose de spécial, et celle-ci, je pense, est vraiment unique. »
Sa course tient en quelques dates. Il prend le maillot rouge le 29 août, à Xeraco, quand Tadej Pogačar abandonne après une chute à 30 kilomètres de l'arrivée. Il le consolide dès le lendemain en gagnant au sommet de l'Alto de Aitana. Il reprend 27 secondes à Roglič et Gall à Calar Alto, résiste à la canicule andalouse, limite la casse sur le contre-la-montre de Jerez — 52 secondes concédées au vainqueur Stefan Küng, 33 secondes à Roglič, très supérieur à lui dans l'exercice — puis tient les deux dernières étapes de montagne, à Peñas Blancas puis au Collado del Alguacil. Trois semaines sans faille apparente pour un coureur qu'on disait incapable d'aller au bout.
Derrière lui, Roglič échoue à 2'15'' d'un cinquième succès sur la Vuelta qui aurait fait de lui le recordman absolu de l'épreuve ; Felix Gall complète le podium ; Richard Carapaz termine quatrième, et Sepp Kuss remonte à la cinquième place grâce à son raid de la veille au Collado del Alguacil. Clément Berthet, huitième, est le meilleur Français, devant Guillaume Martin Guyonnet (11e) et Léo Bisiaux (12e, et troisième du classement des jeunes).
| Rang | Coureur | Équipe | Temps / écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Enric Mas (ESP) | Movistar Team | 73h52'55'' |
| 2 | Primož Roglič (SLO) | Red Bull-BORA-hansgrohe | + 2'15'' |
| 3 | Felix Gall (AUT) | Decathlon CMA CGM Team | + 2'44'' |
| 4 | Richard Carapaz (EQU) | EF Education-EasyPost | + 6'54'' |
| 5 | Sepp Kuss (USA) | Visma-Lease a Bike | + 8'45'' |
| 6 | Oscar Onley (GBR) | Netcompany Ineos | + 9'28'' |
| 7 | Jakob Omrzel (SLO) | Bahrain Victorious | + 10'38'' |
| 8 | Clément Berthet (FRA) | Groupama-FDJ United | + 11'41'' |
| 9 | Cristián Rodríguez (ESP) | XDS Astana Team | + 11'59'' |
| 10 | Harold Tejada (COL) | XDS Astana Team | + 12'51'' |
| 11 | Guillaume Martin Guyonnet (FRA) | Groupama-FDJ United | + 20'14'' |
| 12 | Léo Bisiaux (FRA) | Decathlon CMA CGM Team | + 25'03'' |
Les quatre maillots : Van Aert en vert, Buitrago à pois, Onley en blanc
Wout van Aert remporte le classement par points avec 326 unités, 53 de plus que son coéquipier Matthew Brennan, et complète ainsi une collection entamée sur le Tour de France en 2022. Le Belge a également été désigné super-combatif de l'épreuve. « D'une certaine manière, oui, c'est une revanche, après avoir dû abandonner alors que je portais le maillot vert en 2024 », a-t-il expliqué dans sa réaction officielle. « Après avoir remporté le maillot vert sur le Tour, c'était un titre que je tenais vraiment à décrocher un jour. L'échec d'il y a deux ans, suivi de ma grave blessure, avait été une grande déception. Cela rend le fait d'être ici, d'aller jusqu'au bout et de porter ce magnifique maillot encore plus spécial. »
Le maillot à pois revient à Santiago Buitrago (78 points), devant... Van Aert lui-même (62 points), parti chasser les points de montagne dans la troisième semaine. « J'ai beaucoup souffert, vraiment beaucoup, mais je retiens surtout de bons moments de la lutte que j'ai menée chaque jour », a réagi le Colombien de Bahrain Victorious, fier de « ramener ce maillot à la maison ». Le maillot blanc du meilleur jeune est pour Oscar Onley, sixième du général, devant Jakob Omrzel (1'10'') et Léo Bisiaux (15'35''). « Je ne dirais pas que j'ai des regrets », a conclu le Britannique de Netcompany Ineos, qui rappelle avoir été malade la première semaine puis victime de chutes : « terminer La Vuelta est déjà une réussite en soi ».
| Classement | 1er | 2e | 3e |
|---|---|---|---|
| Points (maillot vert) | Wout van Aert — 326 pts | Matthew Brennan — 273 | Alessandro Romele — 216 |
| Montagne (maillot à pois) | Santiago Buitrago — 78 pts | Wout van Aert — 62 | Andreas Leknessund — 36 |
| Jeunes (maillot blanc) | Oscar Onley — 74h02'23'' | Jakob Omrzel — + 1'10'' | Léo Bisiaux — + 15'35'' |
| Général (maillot rouge) | Enric Mas — 73h52'55'' | Primož Roglič — + 2'15'' | Felix Gall — + 2'44'' |
Trois semaines en chiffres : ce que retiendra la Vuelta 2026
Cette 81e édition est partie de Monaco le 22 août, sur un contre-la-montre de moins de dix kilomètres tracé dans les rues de la Principauté, et s'est terminée vingt-deux jours plus tard à Grenade. Entre les deux : 184 partants, 142 arrivants, une étape annulée, une étape raccourcie pour cause de canicule, et un scénario complètement rebattu par l'abandon du grandissime favori.
Tadej Pogačar avait pris le maillot rouge dès le premier jour, en battant Ethan Hayter de neuf centièmes, et avait remporté trois des huit premières étapes avant de chuter à Xeraco — touché à l'œil, à la clavicule et au dos — et d'abandonner. La course s'est alors ouverte, et Enric Mas ne l'a plus lâchée. L'autre histoire de cette Vuelta, c'est celle de Visma-Lease a Bike : sept victoires d'étape, cinq pour Matthew Brennan et deux pour Wout van Aert, plus le maillot vert et la cinquième place de Sepp Kuss.
Côté français, deux victoires d'étape : Bryan Coquard à Xeraco, sa première sur un grand tour, et Bastien Tronchon à Elche de la Sierra. La 3e étape, qui devait arriver à Font-Romeu, a été annulée après un orage de grêle à quinze kilomètres du sommet ; la 15e, vers Cordoue, a été ramenée à une centaine de kilomètres à cause de la chaleur. Treize coureurs différents ont gagné au moins une étape.
| Étape | Arrivée | Vainqueur |
|---|---|---|
| 1 (22/08) | Monaco, contre-la-montre | Tadej Pogačar |
| 2 | Manosque | Matthew Brennan |
| 3 | Font-Romeu | Étape annulée (orage de grêle) |
| 4 | Andorre | Tadej Pogačar |
| 5 | Roquetes | Matthew Brennan |
| 6 | Puerto El Bartolo (final gravel) | Tadej Pogačar |
| 7 | Aramón Valdelinares | Andreas Leknessund |
| 8 | Xeraco | Bryan Coquard (abandon de Pogačar) |
| 9 | Alto de Aitana | Enric Mas |
| 10 | Elche de la Sierra | Bastien Tronchon |
| 11 | Lorca | Matthew Brennan |
| 12 | Observatoire de Calar Alto | Jakob Omrzel |
| 13 | Loja | Wout van Aert |
| 14 | Sierra de la Pandera | Marco Brenner |
| 15 | Cordoue (étape raccourcie, canicule) | Wout van Aert |
| 16 | La Rábida (Palos de la Frontera) | Matthew Brennan |
| 17 | Séville | Matthew Brennan |
| 18 | Jerez de la Frontera, contre-la-montre | Stefan Küng |
| 19 | Peñas Blancas | Eddie Dunbar |
| 20 | Collado del Alguacil | Mikel Landa |
| 21 (13/09) | Grenade | Tobias Halland Johannessen |
Grand Prix de Montréal : Isaac Del Toro surprend Paul Seixas au sprint
Pendant que la Vuelta se terminait en Andalousie, le peloton World Tour disputait au Canada le second volet du week-end nord-américain : 214,4 kilomètres et plus de 4 300 mètres de dénivelé autour du Mont-Royal, seize tours d'un circuit de 13,4 kilomètres. Deux jours plus tôt, Remco Evenepoel avait gagné le Grand Prix de Québec.
À Montréal, c'est Paul Seixas qui a fait exploser la course dans le dernier tour. L'attaque du Français dans la côte Camillien-Houde a eu raison de Ben Healy, parti seul quelques kilomètres plus tôt, mais pas d'Isaac Del Toro : le Mexicain a été le seul à prendre sa roue, raconte Dicodusport. Les deux hommes se sont entendus pour creuser l'écart, et le sprint à deux a tourné à l'avantage de Del Toro, parti de loin. Brandon McNulty complète le podium à 27 secondes, devant Quinn Simmons et Remco Evenepoel.
| Rang | Coureur | Équipe | Temps / écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Isaac Del Toro (MEX) | UAE Team Emirates-XRG | 5h13'16'' |
| 2 | Paul Seixas (FRA) | Decathlon CMA CGM Team | m.t. |
| 3 | Brandon McNulty (USA) | UAE Team Emirates-XRG | + 27'' |
| 4 | Quinn Simmons (USA) | Lidl-Trek | + 30'' |
| 5 | Remco Evenepoel (BEL) | Red Bull-BORA-hansgrohe | + 35'' |
| 6 | Tom Pidcock (GBR) | Pinarello Q36.5 | + 36'' |
| 7 | Giulio Ciccone (ITA) | Lidl-Trek | + 36'' |
| 8 | Ben Healy (IRL) | EF Education-EasyPost | + 36'' |
| 9 | Afonso Eulálio (POR) | Bahrain Victorious | + 39'' |
| 10 | Lennert Van Eetvelt (BEL) | Lotto Intermarché | + 39'' |
La suite : les Mondiaux de Montréal, du 20 au 27 septembre
Le Grand Prix de Montréal avait cette année valeur de répétition générale : les championnats du monde sur route 2026 se disputent à Montréal du 20 au 27 septembre, sur ce même circuit du Mont-Royal. Treize épreuves sont au programme — six contre-la-montre individuels, un relais mixte par équipes et six courses en ligne, dans trois catégories hommes et trois catégories femmes. Les courses en ligne élite partiront de Brossard, au sud de Montréal, traverseront la Montérégie et le pont Samuel-De Champlain avant plusieurs tours du circuit urbain, détaille le guide officiel de Tourisme Montréal. La course en ligne des hommes élite est programmée le dimanche 27 septembre.
Le podium de dimanche donne une idée du rapport de forces : Del Toro et McNulty pour UAE, Seixas pour la France, Evenepoel, Pidcock, Simmons et Healy dans un mouchoir. Tadej Pogačar, lui, ne sera pas au départ après son abandon sur la Vuelta. Côté féminin, nous avions déjà regardé les forces américaines annoncées pour ces Mondiaux.
Musculation du cycliste : par où commencer maintenant que la saison est finie
La Vuelta refermée, le calendrier des grands tours est vide jusqu'au printemps. Pour un cycliste amateur, c'est le moment de l'année où l'on peut travailler ce qu'on ne travaille jamais en saison. Hier, nous avons détaillé la coupure de fin de saison et l'entraînement après 35 ans ; la suite logique, c'est la musculation — la qualité qui se construit en hiver et se maintient ensuite avec très peu de volume.
Ce que la science mesure est plus précis, et plus modeste, que ce qu'on lit souvent. Une revue systématique avec méta-analyse publiée en 2025 a repris 17 études contrôlées, 262 cyclistes d'endurance (dont 60 femmes) ayant en moyenne 61 ml/kg/min de VO2max, pour des protocoles de musculation lourde (charges supérieures ou égales à 80 % du maximum) allant de 5 à 25 semaines, à raison d'une à trois séances par semaine. Résultat : un effet significatif sur l'efficience de pédalage, sur la puissance anaérobie et sur la performance (temps limite et contre-la-montre), mais aucun effet sur la VO2max, ni sur la puissance associée à la VO2max, ni sur l'état stable maximal. Les auteurs insistent sur un niveau de preuve faible, qui interdit de graver un protocole idéal dans le marbre.
Autrement dit : la musculation ne vous donnera pas un moteur plus gros, elle vous aide à mieux utiliser celui que vous avez. L'étude de référence de Rønnestad (2010), reprise par EnduranceClub, avait suivi 18 cyclistes entraînés pendant 12 semaines ; le groupe qui ajoutait deux séances de force maximale par semaine à 85-90 % de la charge maximale avait amélioré sa puissance moyenne sur 5 minutes d'environ 7 % et son temps avant épuisement d'environ 17 %, sans prise de poids notable. À ces gains s'ajoutent deux bénéfices qu'on chiffre moins mais qu'on mesure vite : moins de douleurs de dos et de tendinopathies, et une densité osseuse préservée — un vrai sujet chez les cyclistes, qui pratiquent un sport sans impact.
La force maximale n'est pas de la « gonflette ». Elle se travaille avec des charges lourdes, peu de répétitions (2 à 6 par série), des récupérations longues entre les séries, et un objectif purement nerveux : recruter plus de fibres, plus vite. C'est aussi pour cette raison qu'elle se combine bien avec le vélo — à condition de ne pas caler la séance de force la veille d'une grosse séance d'intensité.
| Bloc | Durée | Ce qu'on fait | Erreur classique |
|---|---|---|---|
| 1. Adaptation | 3 à 4 semaines | 2 séances/semaine, charges légères, 12 à 15 répétitions, apprentissage des mouvements (squat, presse, fentes, soulevé de terre roumain), gainage à chaque séance. | Vouloir charger tout de suite. Ce bloc sert à la technique et aux tendons, pas aux watts. |
| 2. Force | 6 à 8 semaines | 2 séances/semaine, 3 à 5 séries de 4 à 6 répétitions à 80-90 % de la charge maximale, 2 à 3 min de récupération. Le vélo reste en endurance fondamentale. | Aller à l'échec à chaque série. On termine chaque série en gardant une répétition en réserve. |
| 3. Conversion | 4 semaines | 1 à 2 séances/semaine, charges un peu plus légères et exécution rapide, suivies dans la journée ou le lendemain d'un travail de force sur le vélo (démarrages en côte, gros braquet à basse cadence). | Empiler musculation lourde et intensité vélo le même jour sans jour facile derrière. |
| 4. Maintien | Toute la saison | 1 séance/semaine, 2 à 3 exercices, volume réduit. C'est ce qui conserve l'essentiel des gains acquis en hiver. | Tout arrêter en mars. Les gains se perdent en quelques semaines et il faut tout recommencer l'hiver suivant. |
Trois règles simples pour que ça tienne dans une vie normale. Une : commencez léger et progressez lentement — la première année, le gain vient de la technique et du système nerveux, pas de la charge. Deux : placez la séance de force loin des séances clés sur le vélo, idéalement un jour où vous ne roulez pas ou seulement en récupération ; le bloc d'endurance fondamentale et de travail polarisé n'en souffrira pas, une séance de seuil, si. Trois : mangez suffisamment de protéines dans les heures qui suivent, sur la même logique que la récupération après une sortie, sans quoi la séance ne sert qu'à vous fatiguer.
Et si vous n'avez ni salle ni matériel ? Le poids du corps suffit pour le bloc 1 et pour le gainage, mais pas pour le bloc de force maximale : il faut de la charge. Une alternative honnête consiste à travailler la force sur le vélo — démarrages assis en côte sur gros braquet, séries de 10 à 15 secondes à très basse cadence — à combiner avec un plan de home-trainer structuré et, plus tard dans l'hiver, avec un plan de 12 semaines pour arriver prêt au printemps. Pour les douleurs lombaires, qui sont le motif numéro un d'arrêt chez les cyclistes qui se mettent à la musculation, nous avons détaillé la prévention par la position et le renforcement.
Dernier point de méthode : mesurez avant de commencer. Un test de FTP en fin de coupure vous donnera le point de référence qui permettra, en mars, de savoir si l'hiver a servi à quelque chose — sachant que le gain attendu porte d'abord sur la puissance sur des efforts courts et sur l'aisance à puissance égale, pas sur la VO2max. Le reste de l'intersaison se joue ailleurs : le sommeil et la récupération, la remise en état du vélo avant les mois humides, et la construction du calendrier de la saison suivante, qu'il vaut mieux poser maintenant que fin janvier. Ceux qui visent les cols au printemps y ajouteront le travail spécifique décrit dans notre guide pour progresser en grimpeur.
Questions fréquentes
Qui a gagné la Vuelta 2026 ?
Enric Mas (Movistar Team) a remporté le Tour d'Espagne 2026 en 73h52'55'', avec 2 minutes et 15 secondes d'avance sur Primož Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) et 2 minutes et 44 secondes sur Felix Gall (Decathlon CMA CGM Team). C'est son premier grand tour, à 31 ans, et la première victoire espagnole sur la Vuelta depuis Alberto Contador en 2014.
Qui a gagné la 21e étape de la Vuelta 2026 à Grenade ?
Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) s'est imposé au sprint le dimanche 13 septembre 2026, en 2h54'08'' sur 112 kilomètres, devant Alessandro Romele (XDS Astana) et Ramses Debruyne (Alpecin-Premier Tech). C'est sa première victoire d'étape sur un grand tour, et sa première victoire tout court depuis plus de trois ans.
Pourquoi les temps du classement général ont-ils été gelés sur la dernière étape ?
Parce qu'une majorité d'équipes jugeait le circuit final de Grenade dangereux : rues étroites, descentes techniques et une montée en partie pavée vers le Generalife, à franchir quatre fois. L'organisation, en accord avec les commissaires de l'UCI, a décidé le dimanche matin de figer les temps du général à 9,8 kilomètres de l'arrivée, soit à l'entrée du dernier tour. La victoire d'étape, elle, restait à disputer normalement. Le Tour de France et le Giro ont appliqué le même principe ces deux dernières années sur leurs circuits urbains.
Qui remporte les maillots vert, à pois et blanc de la Vuelta 2026 ?
Wout van Aert (Visma-Lease a Bike) remporte le maillot vert du classement par points avec 326 points, devant Matthew Brennan (273) et Alessandro Romele (216). Santiago Buitrago (Bahrain Victorious) remporte le maillot à pois du meilleur grimpeur avec 78 points, devant Van Aert (62) et Andreas Leknessund (36). Oscar Onley (Netcompany Ineos), sixième du général, remporte le maillot blanc du meilleur jeune.
Combien de coureurs ont terminé la Vuelta 2026 ?
142 coureurs sur les 184 partants de Monaco le 22 août ont rallié Grenade, soit 42 abandons ou non-partants en trois semaines. Le plus marquant reste celui de Tadej Pogačar, maillot rouge et vainqueur de trois étapes, contraint à l'abandon après une chute lors de la 8e étape.
Quel est le meilleur Français de la Vuelta 2026 ?
Clément Berthet (Groupama-FDJ United) termine huitième du classement général, à 11'41'' d'Enric Mas. Guillaume Martin Guyonnet est onzième et Léo Bisiaux douzième, ce dernier prenant également la troisième place du classement des jeunes. Côté victoires d'étape, Bryan Coquard s'est imposé à Xeraco et Bastien Tronchon à Elche de la Sierra.
Qui a gagné le Grand Prix de Montréal 2026 ?
Isaac Del Toro (UAE Team Emirates-XRG) a remporté la course le dimanche 13 septembre 2026, sur 214,4 kilomètres, en réglant au sprint le Français Paul Seixas (Decathlon CMA CGM Team) après que les deux hommes se soient échappés dans le dernier tour. Brandon McNulty complète le podium à 27 secondes, Remco Evenepoel termine cinquième.
Quand ont lieu les championnats du monde de cyclisme sur route 2026 ?
Du 20 au 27 septembre 2026 à Montréal, sur le circuit du Mont-Royal, avec un départ des courses en ligne élite à Brossard. Treize épreuves sont au programme : six contre-la-montre individuels, un relais mixte par équipes et six courses en ligne. La course en ligne des hommes élite est prévue le dimanche 27 septembre.
Combien de séances de musculation faut-il faire quand on est cycliste ?
Les protocoles étudiés vont d'une à trois séances par semaine. En pratique, deux séances hebdomadaires pendant l'intersaison suffisent pour construire la force, et une seule séance par semaine suffit ensuite à maintenir les gains pendant la saison. Les effets deviennent mesurables autour de 8 à 12 semaines. La méta-analyse de référence montre des gains d'efficience de pédalage, de puissance anaérobie et de performance, mais aucun gain de VO2max, avec un niveau de preuve que les auteurs qualifient eux-mêmes de faible.
La musculation fait-elle prendre du poids au cycliste ?
Pas avec un travail de force maximale : charges lourdes, 2 à 6 répétitions par série, récupérations longues. Ce format stimule le système nerveux plutôt que l'hypertrophie, et les études sur cyclistes entraînés ne rapportent pas de prise de masse significative. C'est le travail en séries longues avec charges modérées, à la recherche du volume musculaire, qui peut faire monter la balance — ce n'est pas ce que cherche un cycliste.